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20/03/2019 • Entreprises

"Développer les compétences de nos militants"

Signé par la CFE-CGC, l’accord instaurant le comité social et économique (CSE) à la Maif (6 650 salariés pour la société d'assurance mutuelle) présente de solides garanties. Décryptage avec Edith Masson, déléguée syndicale centrale CFE-CGC.


Peut-on dire que vous avez négocié un bon accord ?

Nous nous sommes donnés du mal pour mettre en forme quelque chose de nouveau dans un délai très court (6 semaines). J’ai poussé pour la mise en place d’une intersyndicale, peu évidente au départ. Cela a permis de peser dans les négociations sur le budget du CSE et sur les représentants de proximité (RP). Au final, 5 organisations syndicales ont signé, ce qui montre que la stratégie était la bonne. Un seul CSE est mis en place pour l’ensemble du périmètre Maif et Filia Maif, soit 6 650 salariés en France. La nouvelle instance est composée de 28 élus titulaires et de 28 suppléants disposant respectivement de 40 et 7 heures de délégation par mois.

Quelles sont les principales avancées obtenues ?

Nous avons négocié fermement la mise en place de 122 RP dans toute la France, permettant une bonne couverture. Citons aussi la mise en place de 7 commissions dont 4 non obligatoires, parmi lesquelles la commission d’application des textes qui se réunira 6 fois/an pour soumettre à la direction les réclamations concernant les salaires et l’application du Code du travail. J’ai insisté pour que les postes clés du CSE soient occupés par des élus compétents, et non en fonction de la représentativité. Ce qui a permis l’élection de Patrice Rousse (élu titulaire CFE-CGC Maif) comme secrétaire adjoint du bureau. Une première pour nous !

Inversement, y a-t-il des points sur lesquels vous restez sur votre faim ?

Je souhaitais que le plancher de l’enveloppe budgétaire soit de 15 000 euros pour chaque organisation syndicale. Nous n’avons obtenu que 12 000 € avec un complément réparti au prorata de la représentativité. Je voulais aussi que chaque région ait au moins 6 RP mais cela n’a pas pu se faire. S’agissant de ces IRP, la CFE-CGC en compte 9 sur 122, ce qui correspond à nos 10,26 % des voix. Mais une particularité du scrutin ne nous a pas aidé. Dans l’accord préélectoral, la DRH a interdit à certains managers de voter pour ces élections, prétextant leur délégation de responsabilité de l’employeur. Une centaine de nos adhérents et sympathisants n’ont pas pu voter à cause de cette interprétation contestable. Je suis d’autant plus fière que la CFE-CGC ait conservé sa première place chez les cadres avec 30,56 % des voix, devant la CFDT.

Quelle est votre approche de l’action syndicale dans l’entreprise ?

En 33 ans de Maif, j’ai eu la chance d’exercer plusieurs métiers (formatrice, manager…) et d’acquérir une très bonne connaissance de l’entreprise. Quand j’ai eu l’opportunité de reprendre la section CFE-CGC, en 2017, j’ai abordé ce défi comme un manager, me faisant faite connaître et reconnaître par les autres syndicats en œuvrant pour l’intérêt collectif. Pour en revenir au CSE, j’ai demandé aux élus remplaçants de se positionner sur 3 réunions du CSE par an en remplacement des titulaires. C’est important de développer les compétences de chaque militant, de les garder motivés dans notre collectif syndical. Et faire en sorte que la section se développe.

  • LES POINTS CLÉS DE L’ACCORD CSE À LA MAIF

- Mise en place de 7 commissions dont 4 non obligatoires, avec au moins un élu CFE-CGC siégeant dans chacune.
- Possibilité pour les titulaires de passer à 100 % s’ils sont membres d’une commission.
- 122 représentants de proximité (pour 6 650 salariés)
- Postes stratégiques du CSE mis au vote.

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