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16/10/2018 • Industrie

"Le déclin de l’industrie française est loin d’être une fatalité"

Poids économique, emplois, rôles et missions des comités économiques de filière et des partenaires sociaux : Xavier Le Coq, délégué national CFE-CGC, dresse un état des lieux des filières industrielles hexagonales, en pleine mutation.


Comment se porte l’industrie française ?


L’année 2017 a marqué un tournant : pour la première fois depuis vingt ans, l’industrie a cessé de perdre des emplois en France. Si son poids dans l’économie a reculé, le secteur pèse encore aujourd’hui environ 10 % du produit intérieur brut (PIB) avec plus de 230 000 entreprises qui emploient directement 3 millions de salariés sans parler des millions d’emplois indirects liés à l’industrie (services, commerces…). Autre signe positif : les investissements industriels s’inscrivent de nouveau à la hausse.
Depuis la crise financière et économique de 2008, il y a une prise de conscience collective - pouvoirs publics, entreprises, partenaires sociaux - pour définir un plan et des moyens visant à redynamiser et à relocaliser nos industries pour préserver l’activité en France. Pour la CFE-CGC, il est donc important de poursuivre ces efforts : soutien ciblé de l’investissement industriel, accès aux dispositifs de financements (aides à l’innovation, à l’exportation) etc.

Quels sont les prochains grands défis à relever ?

Le déclin de l’industrie est loin d’être une fatalité. Avec de grandes entreprises, plusieurs fleurons d’excellence (automobile, aéronautique, chantiers navals, luxe, traitement de l’eau…), des pôles de compétitivité et des instituts de recherche technologique (IRT), l’industrie française dispose de solides atouts, surtout si elle poursuit sa nécessaire montée en gamme. Ce d’autant que la délocalisation à tout va dans les pays à bas coûts est un modèle qui a montré ses limites : qualité, délais d’approvisionnement, risques géopolitiques…
Encore faut-il donner les moyens adéquats au secteur industriel. Souvent, les entreprises, malgré de bons carnets de commandes, ne parviennent pas à embaucher faute de compétences. Il faut donc former en conséquence, développer l’apprentissage et donner envie aux jeunes de faire carrière dans l’industrie. Autres enjeux majeurs : l’intelligence artificielle et la transition énergétique, qui sont autant de viviers d’emplois, et le développement des entreprises de taille intermédiaire (ETI), trop peu nombreuses par rapport à nos voisins, surtout l’Allemagne. 

Quelles sont les missions des comités économiques de filière (CSF), associant notamment les partenaires sociaux ?

Sous l’égide du Conseil national de l’industrie (CNI), chaque CSF regroupe divers acteurs industriels, des entreprises ou des fédérations, et des représentants d’organisations syndicales. Ces CSF sont chargés d’établir des contrats de filière avec un cahier des charges pour identifier les enjeux clés (emplois, compétences, R&D, export…), fixer des objectifs chiffrés et veiller à leur mise en œuvre. Il existe aujourd’hui 16 comités économiques de filière labellisés : aéronautique, alimentaire, automobile, chimie, ferroviaire, systèmes énergétiques, santé, mode, nucléaire etc.
En parallèle, le gouvernement a récemment mis en place le Conseil national de l’industrie numérique dont l’objectif est d'aider à la transformation du tissu industriel grâce au numérique en travaillant sur les chaînes de valeur, les nouvelles compétences requises par la révolution digitale ainsi que les normes et régulations attachées au numérique.

Propos recueillis par Mathieu Bahuet

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