
Le principe de création d'un risque dépendance, une revendication CFE-CGC de longue date, est aujourd'hui acquis. Le gouvernement consulte actuellement les partenaires sociaux pour recueillir leurs propositions sur sa définition et son financement.
Il vient s'ajouter à la maladie, au chômage, à la vieillesse et aux maladies et accidents du travail et concernera les personnes âgées et handicapées dès 2009.
Mais, si le gouvernement reconnaît la nécessité de recourir à la solidarité nationale pour financer le risque dépendance, le patronat exclut toute cotisation supplémentaire sur le travail.
Pour la CFE-CGC, la dépendance étant liée aux soins à apporter aux personnes touchées, il est indispensable de financer ce risque par l'assurance maladie, sans oublier la compensation nécessaire à la perte d'autonomie qui pourrait être prise en charge par l'allocation personnalisée d'autonomie et la prestation de compensation du handicap. Une démarche qui nécessite de définir clairement les contours de la dépendance par le biais d'un questionnaire destiné aux intéressés, le risque dépendance devant tenir compte également des contraintes liées au logement et aux frais supportés par les aidant familiaux.
Qui dit assurance maladie, dit solidarité nationale : la CFE-CGC demande que le financement du risque dépendance s'appuie sur l'apport de cotisations sociales d'employeurs et de salariés. En complément, une assurance obligatoire collective pourrait être installée sur le même principe que les mutuelles santé. Et de manière à ce que cette couverture s'étende au-delà de la retraite, ses garanties devront pouvoir bénéficier d'une adhésion individuelle après la retraite. Globalement, cette question du financement ne pourra pas s'inscrire hors d'une réflexion d'ensemble du financement de la protection sociale.
Enfin, trouver un financement solidaire ne suffit pas. Le système doit être régit selon des règles transparentes et équitables : la CFE-CGC demande que le mode de gouvernance de la dépendance soit confié aux partenaires sociaux et non à la seule Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA)...