
Pour financer les retraites , l'État a trouvé la solution :
nous tuer au travail !
Même l'Europe n'en demande pas tant !
_ Les dispositions actuelles :
| Durée légale du travail calculée en heures | Durée légale du travail calculée en jours | Dispositions européennes |
Référence de durée hebdomadaire de travail : | 35 heures | Référence conventionnelle | Aucune |
Référence de durée annuelle de travail : | 1607 heures | Référence conventionnelle | Aucune |
Repos minimum quotidien : | | 11 heures consécutives | 11 heures consécutives |
Repos minimum hebdomadaire : | 35 heures consécutives (24 + 11) | 35 heures consécutives (24 + 11) | 35 heures consécutives (24 + 11) |
Maxima de durée quotidienne de travail : | 10 heures | 13 heures (24 – 11) | |
Maxima de durée hebdomadaire de travail : | 48 heures | 6 jours (6 * 13 = 78 heures) | 48 heures |
Maxima de durée annuelle de travail : | | 218 jours jusqu’à la loi pour le pouvoir d’achat[3] | 48 semaines * 48 heures[4] |
_ Les conséquences sur la durée du travail du projet de loi :
| Conséquences pour les salariés non soumis à un forfait annuel en jours | Conséquences pour les salariés soumis à un forfait annuel en jours | Dispositions européennes |
Calcul des maxima de durée annuelle de travail en jours : | 365 jours - 104 jours de repos (dimanche + un autre jour dans la semaine) - 30 jours de congés payés - 9 jours fériés = 222 jours
| 365 jours - 52 dimanches - 30 jours de congés payés - 9 jours fériés = 274 jours | Aucun |
Maxima de durée quotidienne du travail : | 10 heures | 13 heures (24 * 11) | |
Maxima de durée hebdomadaire de travail : | 48 heures | 6 jours (6 * 13 = 78 heures) | 48 heures |
Maxima de durée annuelle de travail en heures : | 222 jours * 10 heures = 2220 heures[5]
| 274 jours * 13 heures = 3562 heures | 48 semaines * 48 heures = 2304 heures |
_ Les dispositions actuelles en matière de rémunération du travail supplémentaire :
Ø Le taux minimum de majoration des heures supplémentaires que peut fixer un accord collectif est de 10%. A défaut d’accord, il est de 25% pour les huit premières heures supplémentaires. Au-delà, le taux minimum de majoration est de 50%
Ø Aucune majoration n’est obligatoire pour les salariés soumis à un forfait annuel en jours inférieur à 218 jours par an et travaillant des journées au-delà de ce forfait. Les seules majorations existantes ne sont que de 10% et ne sont opposables à l’employeur qu’en cas de dépassement du plafond légal de 218 jours par an (article 1 de la loi pour le pouvoir d’achat du 8 février 2008).
_ Proposition de la CFE-CGC :
Ø Permettre au salarié soumis à un forfait annuel en jours de disposer d’un repos de 48 heures consécutives par semaine.
Ø Au-delà de 210 jours de travail par an et dans la limite de 218 jours par an, permettre au salarié soumis à un forfait annuel en jours de bénéficier d’une majoration de salaire.
Ø Le taux de cette majoration doit être de 25% de la valeur de la journée de travail à défaut d’accord collectif.
Ø Un accord collectif ne doit pas pouvoir prévoir un taux inférieur à 10% de la valeur de la journée de travail.
[1] Contingent annuel d’heures supplémentaires [2] Un dépassement est possible après autorisation de l’inspecteur du travail sauf si ce dépassement est choisi par le salarié… et qu’une convention collective autorise ce dépassement avec l’accord de l’employeur. [3] Jusqu’à la loi pour le pouvoir d’achat du 8 février 2008 (article 1), 218 jours était un plafond. [4] Le droit communautaire ne calcule jamais les durées du travail ou de repos en jours. D’où le calcul suivant : 52 semaines – 4 semaines de congés payés = 48 semaines de travail * 48 heures. [5] Le projet de loi prévoit que le dépassement du contingent annuel d’heures supplémentaires ne soit plus soumis à l’autorisation de l’inspecteur du travail.