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Ne pas décevoir les classes moyennes

Ne pas décevoir les classes moyennesLe président de la République souhaite rencontrer les partenaires sociaux pour recueillir leur avis sur les moyens de sortir de la crise et réfléchir aux priorités à donner à un grand emprunt national. La CFE-CGC s'y rend dans un état d'esprit constructif...
Le président de la République souhaite rencontrer les partenaires sociaux pour recueillir leur avis sur les moyens de sortir de la crise et réfléchir aux priorités à donner à un grand emprunt national.
 
Ne pas décevoir les classes moyennes
 
La CFE-CGC s’y rend dans un état d’esprit constructif. Elle comprend le souci de solidarité qui est à l’origine de mesures sociales indispensables (chômage partiel, fiscalité, etc.). Mais elle saura aussi faire écho aux attentes des catégories moyennes, particulièrement sollicitées dans ce contexte de crise sévère. Elles en sont, elles aussi, les victimes et ne peuvent à elles seules assurer l’immense effort de relance.
 
Quand, par exemple, le SMIC connaît une augmentation justifiée, la CFE-CGC n’oublie pas que cela constitue un piège à bas salaire et entraîne le tassement des grilles salariales. Le syndicat du personnel d’encadrement propose ainsi l’établissement d’un Salaire minimum interprofessionnel plancher (SMIP) pour éviter cet effet d’écrasement par le bas.
 
De même, à l’heure où l’on demande aux salariés de « travailler plus » pour maintenir à flot les entreprises en difficulté, la CFE-CGC rappelle les conditions de travail difficiles que supporte en particulier le personnel d’encadrement placé entre le marteau des stratégies des directions et l’enclume des plans sociaux, subissant des conditions de stress et de pénibilité de plus en plus destructrices.
 
La CFE-CGC n’acceptera pas les solutions fiscales trop faciles qui consistent à tout baser sur l’installation de tranches d’impôts supplémentaires, de taxes d’habitation ciblées ou de systèmes de contribution progressifs dont les catégories moyennes feront les frais. La CFE-CGC le répète, les cadres et l’encadrement ne sont pas des nantis vers qui on doit systématiquement se tourner pour « mettre la main au pot » !
 
Convaincre les Français d’emprunter pour l’avenir
 
Quant à l’idée d’un grand emprunt national, il faut bien en mesurer les avantages et les inconvénients. Oui, il doit être lancé s’il est destiné réellement à préparer l’avenir économique de notre pays. La CFE-CGC soutiendra tout appui financier à la recherche/développement et aux Nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) ; oui s’il a vocation à assurer la pérennité de notre tissu industriel ; oui s’il vise à développer nos infrastructures dans le cadre d’un développement durable bien compris (ferroutage, fluvial…) ; oui s’il concourt à l’exploitation des énergies nouvelles. En revanche la CFE-CGC n’accordera pas son crédit à un emprunt vague, de trop long terme, fait de mesures de saupoudrage destinées à contenter les seuls ambitions politiques de certains.
 
L’emprunt national n’aura de succès qu’à la condition de convaincre les Français de son objectif !
 
 

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