Le pouvoir d'achat en berne

Pouvoir d'achat en berne

Pouvoir d'achat en berne

Pouvoir d’achat en berne

L’encadrement en première ligne


De 1993 à 2005, le pouvoir d’achat par tête a moins progressé chez les salariés (+1,1 % par an) que chez les non salariés (+2,3 %). L’INSEE va jusqu’à considérer que les revenus du travail ont tendance à ne pas progresser depuis… 1978 !

La question du pouvoir d’achat touche d’autant plus le personnel d’encadrement que le « travailler plus pour gagner plus » n’a pas grande signification pour lui : il travaille déjà beaucoup et trop souvent dans le cadre de forfaits jours. Pour la CFE-CGC, l’urgence est de mieux payer le travail et cela passe par la mise en place d’un Salaire minimum interprofessionnel plancher (SMIP) cadre égal au salaire charnière de l’AGIRC (2 972 euros par mois pour 2007).

Pour la CFE-CGC, il s’agit de réagir également au tassement des grilles hiérarchiques dont l’encadrement fait les frais : dans le BTP, par exemple, le premier coefficient hiérarchique cadre (185) est tombé à 1 187,20 euros…

Les déblocages anticipés des droits au titre de la participation récemment en vigueur sont un non-sens ! D’abord, parce que la participation est un dispositif visant à la constitution d’une épargne à moyen terme que l’on va peu à peu faire glisser vers « un soutien » conjoncturel à la consommation. Autrement dit, pour mieux vivre aujourd’hui, les salariés bénéficiaires d’un dispositif de participation se voient offrir la possibilité d’hypothéquer leur lendemain ! Ensuite, parce que les déblocages exceptionnels peuvent porter atteinte à la compétitivité future de l’entreprise, donc à la croissance française et à l’emploi à venir. En effet, les sommes versées au titre de la participation sont normalement bloquées pour une période de cinq ans en vue de financer des investissements productifs. Par ailleurs, ces déblocages désorganisent la gestion des fonds d’épargne salariale. Cela peut être source de sérieuses difficultés pour les fonds solidaires et les emplois qu’ils sous-tendent et va à l’encontre même d’un développement durable de notre économie.

Enfin, la CFE-CGC s’oppose à l’accumulation des exonérations de charges en tout genre qui tuent les régimes sociaux : un compensation par l’État est indispensable ;

Le pouvoir d’achat mérite une remise à plat de l’ensemble de ses tenants et aboutissants : un Grenelle des rémunérations est nécessaire, ses travaux devront tenir compte du revenu réellement disponible.

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