Interventions médias
Les interventions notables des représentants CFE-CGC dans les médias...
Journal de 13h00 sur France 2 - Jeudi 14 mai 2009
Élise Lucet : Vous êtes président du syndicat des cadres CFE-CGC. Petite question toute simple pour commencer : la procédure lancée par HERTZ est-elle légale ?
Bernard van Craeynest : C'est une bonne question à laquelle il est difficile de répondre simplement. Bien sûr nous sommes, comme dans beaucoup d'entreprises malheureusement parce qu'il n'y a pas d'instances représentatives du personnel, dans une relation de gré à gré. Et si le salarié accepte, il doit y avoir un avenant au contrat de travail qui stipule les conditions, la durée mais il est évident que nous sommes quand même dans un exercice limite dans la mesure où, puisqu'il y a dans cette entreprise, des instances représentatives du personnel, celles-ci auraient dû être consultées pour...
France Info - le 1er mai 2009
Carole Couvert, secrétaire nationale de la CFE-CGC : Ce n'est absolument pas dans nos traditions de défiler le 1er mai mais compte tenu du contexte économique particulier de la France et du contexte de crise, nous avons décidé d'être dans l'unité d'action afin de répondre aux attentes de l'encadrement qui pâtit particulièrement aussi de la crise financière et qui parfois est le grand oublié.
Journal de 13h00 sur France 2 - Jeudi 14 mai 2009
les conditions de travail des salariés français et leurs perspectives d’avenir avec la crise
Bernard van Craeynest : "Oui et non. Je pense que dans le contexte d'incertitude que nous connaissons aujourd'hui, je crois qu'il y a beaucoup de salariés qui préfèrent dire qu'ils sont bien là où ils sont car ils souhaitent y rester ; et donc on ne critique pas forcément son ambiance de travail, son environnement de travail et les orientations de son entreprise." (../..)
BFM - 31 mars 2009
Bernard van Craeynest : Oui, voilà. Sur le G20, le chef de l'Etat et ses collaborateurs nous ont informé de l'état d'avancement des travaux, ce à quoi on peut s'attendre en indiquant que l'objectif est véritablement de trouver de nouveaux moyens de régulation financière, et que ils veulent véritablement se concentrer sur cet objectif pour parvenir à des résultats.
France Info - le 31 mars 2009
Gérard Labrune : Jusqu'à maintenant les défilés du 1er mai étaient politisés, très peu unitaires ; Nous craignions toujours à la CFE-CGC la confusion des genres. Aujourd'hui les choses sont différentes, le malaise est très profond, le mécontentement très important. Dans la mesure où il a été décidé que ce défilé du 1er mai serait unitaire mais surtout fondé uniquement sur les revendications syndicales eh bien là compte tenu des circonstances on peut faire une exception à la règle et on peut défiler avec nos amis de l'intersyndicale. C'est une grande première et c'est vraiment signe que la situation est grave, elle s'aggrave de jour en jour. La crise est profonde, le mécontentement pousse à la limite de la violence. Je crois que notre rôle plus que jamais non pas d'empêcher le mécontentement de s'exprimer, mais de l'encadrer pour qu'il soit mieux entendu de manière constructive.(../..)
BFM - 30 mars 2009
Bernard Van Craeynest : "Ca fait très longtemps que nous réfléchissons à cela et ça fait très longtemps que je dénonce l'évolution des systèmes de rémunérations dans un certain nombre d'entreprises. Dans les banques on voit bien que c'est un système complexe et schizophrène, parce que faire davantage d'argent parfois c'est pour améliorer le rendement de l'épargne des particuliers ; ce que, en tant que particuliers nous attendons également. Mais c'est aussi, on l'a vu, entrer dans un monde virtuel et jouer en Bourse de manière totalement déconnectée avec de l'économie réelle et des systèmes de production."
France inter - le 22 mars 2009
Bernard van Craeynest : Malheureusement, je dirais que je ne suis pas surpris. Je rappellerais simplement qu'il y a tout juste deux mois nous avons connu un espèce de psychodrame autour de la fin de négociation de la convention d'Assurance chômage où d'un côté le patronat nous disait « il faut mettre en place un mécanisme qui permette d'envisager une baisse de cotisations au 31 juin prochain », et j'ai bloqué la négociation en question tout simplement parce que ça me paraissait totalement décalé par rapport à la montée en puissance de la crise, et on le voit bien aujourd'hui avec ces destructions massives d'emplois, les prévisions en l'espace de deux mois sont passées, je vous le rappelle, côté gouvernemental, encore d'une petite croissance de 0,5 %, et de collectif budgétaire en collectif budgétaire nous voyons que nous sommes malheureusement totalement décalés, en retard par rapport à cette accélération de la crise et à cette dégradation des prévisions économiques.
I-Télé - le 19 mars 2009
Bernard van Craeynest : Bah, la déception tout simplement parce que nous voyons bien la gravité de la situation, elle risque de se détériorer encore considérablement dans les prochaines semaines, et nous voyons bien qu'il y a des urgences. Je pense en particulier à ce qui se passe actuellement au sein de Pôle Emploi, dans les Caisses d'allocations familiales, certaines d'entre elles sont fermées parce qu'elles n'arrivent plus à gérer l'ensemble des dossiers, et on voit bien, alors qu'on va leur demander de gérer le RSA, par exemple, que ce ne sont pas les 1 700 emplois qui ont été prévus pour gérer ces dossiers qui suffisent.
RMC - 18 mars 2009
Bernard van Craeynest : "Tout simplement parce que dans notre pays à force de mépriser et de rejeter les syndicats, malgré les beaux discours que l'on entend à longueur d'année de la part du patronat, nous avons des millions de salariés qui souffrent dans les entreprises, qui disparaissent en silence actuellement, qui font partie des corps de licenciements, qui n'ont même pas la possibilité de s'exprimer dans un cadre collectif. Et ce cadre collectif, eh bien nous leur offrons au travers de manifestations..." (../..)
Radio classique - le 13 mars 2009
Bernard Van Craeynest : Oui, comme toutes les autres organisations syndicales, nous appelons effectivement à ces manifestations dans toute la France parce que nous considérons que trop c'est trop. Quand on constate que nos collègues sont en permanence sous pression de l'évolution des mutations économiques, qu'on leur demande de dire un jour blanc, un jour noir parce qu'ils doivent expliquer la stratégie de l'entreprise qui est éminemment variable d'une période à une autre, nous considérons que nous ne sommes pas des marionnettes d'autant plus qu'on nous demande de travailler plus pour gagner moins.
Public sénat - le 26 février 2009
Bernard van Craeynest : Et il va en aller de même malheureusement de plus en plus dans les mois qui viennent. On voit bien que nous avons depuis des années créé une France à plusieurs vitesses, celle des grands groupes, celle des grandes entreprises et puis celle des petites et moyennes entreprises en général fournisseurs et sous-traitants de ces grands groupes et ce qui nous préoccupe, vous me posiez la question, en tant que syndicalistes, c'est que précisément il existe plus d'un million d'entreprises dans lesquelles il n'y a pas de
représentation collective.(../..)
France Inter - le 15 février 2009
Bernard van Craeynest : Ce qui est proposé par le chef de l'Etat, c'est-à-dire de consacrer les intérêts des prêts aux banques pour des mesures sociales est une bonne chose, en ce qui concerne le paquet fiscal on a beaucoup focalisé là-dessus. Je pense qu'il serait intéressant de revoir la mesure d'exonération de charges sociales liées aux heures supplémentaires car si on pouvait l'envisager il y a 18 mois dans le contexte que nous visons aujourd'hui ça devient totalement absurde, contre productif, notamment contre l'emploi.(../..)
France Info - le 15 février 2009
Retrouvez le président confédéral Bernard van Craeynest sur le site de France Info dimanche.
RMC - le 13 février 2009
Bernard Van Craeynest : Eh bien, malheureusement comme vous le savez, les salaires on sait bien que, dans une période de crise, ce n'est pas facile à augmenter. Par contre, la CFE CGC, qui a toujours été attachée à une notion de revenu net disponible, ce que nous avons après avoir payé toutes nos charges pour consommer, nous avons fait effectivement un certain nombre de suggestions au Gouvernement, en particulier sur le plan fiscal, qu'on encourage, pour soutenir la consommation qui est un des moteurs de la croissance qui, malheureusement, est dans un état tout à fait catastrophique, eh bien qu'on fasse des avantages fiscaux, que, pour ceux qui ne paient pas d'impôts, eh bien on leur donne une prime pour qu'ils consomment, c'est-à-dire sur justificatifs et notamment dans des domaines de développement durable, comme par exemple isoler une maison, changer un chauffage pour le rendre plus écologique...
France Info - le 12 février 2009
Jean Conan : Ecoutez, la première chose c'est que nous sommes extrêmement heureux qu'il y ait au moins une grande société française qui fonctionne bien. Il y en a suffisamment qui ont des difficultés, pour que nous soyons heureux de cela. Et nous sommes aussi très heureux que TOTAL ait les moyens de son propre développement.
La chaine parlementaire - le 6 février 2009
Bernard van Craeynest : Ce sont les grandes oubliées depuis des années, pour ne pas dire des décennies, par les dirigeants successifs de ce pays. On a tout à fait dans ce reportage l'expression que l'on connaît bien, que l'on ressent dans notre vie quotidienne à savoir de contribuer toujours davantage au budget de la nation, aux budgets sociaux, sans jamais véritablement rien recevoir en retour.
Radio classique - 6 février 2009
Bernard van Craeynest : Je dirais qu'il a ouvert un vaste champ du possible, un vaste catalogue, dont je n'ai pas bien saisi ce qu'il était véritablement envisageable selon lui de concrétiser rapidement et j'ai le sentiment que le président cherche plutôt à gagner du temps et ne placent pas véritablement en perspective des mesures concrètes qui seraient appliquées assez rapidement.
I-Télé - le 29 janiver 2009
Bernard van Craeynest : Tout simplement la prise de conscience que nos concitoyens, les salariés du public, du privé, les jeunes, les retraités, sont évidemment très inquiets face à une crise donc on ne mesure pas totalement l'ampleur, mais qui impacte tout le monde.
France 24 - le 29 janvier 2009
Gérard Labrune : Pour ce qui est des grévistes, c'est clair que nous avons un slogan qui nous est tous commun, c'est le pouvoir d'achat évidemment, nous sommes très inquiets de sa dégradation et l'emploi, s'il y avait deux thèmes que je devrais prioritairement retenir, ce sont ces deux thèmes-là. (../..)
LCI - le 29 janvier 2009
Bernard Van Craeynest : Il y a des négociations de branches qui déterminent les minima salariaux applicables à tous les salariés sur tout le territoire. Mais pour le reste...
BFM - le 27 janvier 2009
Danièle Karniewicz : Je crois qu'après un tour de table, on ait tous convenu du fait que des modifications de règlements sur les retraites complémentaires, ne concerneraient en tout cas pas les personnes qui arrivent à la retraite en 2009, voire en 2010. (../..)
BFM - le 26 janvier 2009
Bernard van Craeynest : Je pense que il y aura une mobilisation supérieure à ce que nous connaissons d'habitude, tout simplement parce que l'inquiétude est grande. Les salariés qui sont actuellement privés d'emploi, même s'ils sont en chômage partiel, eh bien, précisément, ils auront sans doute envie d'exprimer leur ras-lebol et leur incompréhension d'une situation dans laquelle ils ne souhaitaient évidemment pas être placés et qu'ils n'ont pas méritée.
Europe 1 - le 23 janvier 2009
Oliviar Samain : "La solution, elle pourrait passer par la CGC, son président Bernard Van Craeynest a été reçu par François FILLON hier matin. D'après certaines sources l'entretien a été musclé, sur le thème, si la CGC ne revient pas à de meilleures intentions à l'égard du projet d'accords, les cadres pourraient perdre des éléments de l'accord qui leur sont aujourd'hui favorables." (../..)
France Info - le 23 janvier 2009
Bernard van Craeynest : "Nous ne comprenons pas l'article 7 de cet accord qui précise que il pourrait y avoir baisse des cotisations au 1er juillet prochain, alors que nous savons que nous sommes dans une situation de l'emploi dramatique et nous ne
voulons pas placer le régime d'assurance chômage face à un grave déficit qui nous conduirait dès l'an prochain à être dans l'obligation de revoir l'indemnisation des chômeurs".(../..)
I Télé - le 15 janvier 2009
Bernard van Craeynest : Je pense quand on est dans un effet d'annonce et une gestion de l'opinion face à de problèmes réels que vivent nos concitoyens. Il est clair que ce qui se passe à la gare Saint Lazare depuis plus d'un mois est préoccupant. Il est anormal qu'on ne puisse pas trouver des solutions pour régler un problème qui paralyse le trafic, et donc les voyageurs chaque jour.
BFM - Le grand journal – le 15 janvier 2009
Bernard Van Craeynest : Eh bien, qu'il poursuive l'action engagée par son prédécesseur et qu'il réponde aux nombreuses questions et dossiers que nous avons en cours. Le rendez-vous 20087 sur les retraites est loin d'avoir apporté toutes les conclusions que nous en attendions, je pense en particulier au volet pénibilité qui reste pendant, et puis il y a un tas d'autres sujets sur lesquels Xavier Bertrand, son prédécesseur, s'est engagé et pour lequel nous attendons de voir comment nous allons obtenir des réponses concrète.
BFM - Le journal de l'économie - le 4 décembre 2008
Bernard Van Craeynest, président CFE-CGC : Je remercie les électeurs qui nous font confiance et je crois pouvoir dire qu'ils nous font confiance précisément parce que nous avons un message très clair. Nous nous préoccupons de leurs conditions de travail qui se dégradent au fil du temps, avec les problèmes de temps de travail, de forfaits jours, de stress.
France 2 - 6 décembre 2008
Sophie Simonpoli, ambassadeur Téléthon CFE-CGC : Pour moi, l'engagement TELETHON c'est un engagement humaniste.
Claude DUBOC, ambassadeur Téléthon CFE-CGC: Ce n'est pas une date dans le calendrier, c'est la consécration d'une année de travail continue de la part des bénévoles et des membres de notre organisation qui ont décidé d'agir et de ne pas rester les bras balans.
France Info - 4 décembre 2008
Bernard van Craeynest, Président de la CFE-CGC : En fait, il y a deux façons de traiter la grave crise que nous connaissons, soit adopter des mesurettes défensives, soit passer à l'offensive. Incontestablement, l'ampleur du plan présenté par le président de la République montre qu'il y a une réelle volonté de passer à l'offensive pour endiguer la crise, d'une part, et préparer l'avenir, d'autre part.
RMC - 3 décembre 2008
Les grandes gueules
Gerard Labrune : Eh bien écoutez, d'abord, avant de savoir ce que je fais pour inciter les gens à voter, je vais vous dire pourquoi ils devraient le faire. Parce que j'ai bien entendu qu'on s'adressait aux juges prud'homaux
quand on avait un problème. C'est comme si vous souscriviez une assurance quand vous avez un sinistre, vous comprenez ? Chacun devrait comprendre que dans sa vie professionnelle, un jour.
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I-Télé - 24 novembre 2008
Bernard Salengro : Concrètement cet accord permet justement de designer... d'appeler un chat un chat, de reconnaître que le problème existe et symboliquement c'est très fort. Ca permet de dire aux employeurs parce qu'il y en a beaucoup qui sont dans le déni, qui ne reconnaissent pas qu'il y a un problème, de dire : écoutez, vos représentants ont partagé avec nous la réflexion sur le sujet pour dire qu'il faut faire quelque chose. D'ailleurs il suffit de regarder dans les autres pays... parce qu'en France, on est quand même le dernier pays européen sur le
sujet...
BFM - 20 novembre 2008
Fabrice Lundy : Président de la CGC. Comptez-vous participer justement à ce fonds stratégique, à ces réunions comme le souhaite le président de la République ?
Bernard van Craeyest : Ah ! Bien volontiers, il est évident que nous avons l'habitude de répondre aux invitations que l'on nous adresse. D'autant plus que le sujet est essentiel, nous voyons, vous l'avez dit vous-même, que ce fonds d‘intervention est quand même assez chichement doté et que...
BFM - 18 novembre 2008
Bernard van Craeynest : Pour avoir la possibilité de négocier sur les sujets préoccupants, il faut, malheureusement, s’annoncer déjà comme en conflit, potentiellement en grève, pour avoir la possibilité d’être autour de la table pour négocier.
BFM - 13 novembre 2008
Bernard Salengro : Dans notre rapport l'inquiétude qui est latente et qui augmente indiscutablement avec la crise économique qui pointe son nez, les deux répercussions que j'ai vues les plus importantes c'est la crainte de perdre son emploi qui génère un état d'inquiétude, et là il y a plus de 6 points. Et la non reconnaissance des efforts fournis par les salariés, et là il y a aussi plus de 6 points. On a dépassé la majorité alors qu'on est toujours en dessous de 50. Là on est passé à 53, 54% des personnes qui répondent favorablement, je ne suis pas reconnu dans mon activité professionnelle.
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Europe 1 - 19 novembre 2008
Pierre de Vilno : Parce que là ça va changer quand même la donne de l'assurance chômage, ça change tout là ?
Alain Lecanu : Ca ne change pas tout, moi ce que je note aussi dans ses réflexions, c'est qu'il parle bien de 4 % et de 2 et quelques pour les salariés, donc déjà il a pris acte qu'on ne baisserait pas les cotations. Quand après si on est sûr que cette personne là, je pense que c'est une piste, on est sûr qu'elle ne risque pas de retourner au chômage après, si on est sûr qu'elle a les annuités nécessaires pour avoir sa retraite à taux plein, je suis prêt à engager une réflexion sur le sujet, à condition c'est que ses cotisations soient bien après reversées en ce qui le concerne, à titre individuel, sur sa retraite complémentaire et en pesant néanmoins l'impact que cela aura sur le régime d'assurance chômage.
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BFM - 1er octobre 2008
LES GRANDS DEBATS
Invités : - Yves BUR, député UMP Bas-Rhin
- Danièle KARNIEWICZ, présidente de la CNAV
- Daniel LENOIR, dg Mutualité française
Sujet : Financement de la Sécu : l'équilibre reporté à 2012
BFM - 30 septembre 2008
Le dialogue social dans les entreprises
BERNARD VAN CRAEYNEST : Eh bien celle de rappeler à nos décideurs quelques fondamentaux. J’ai rencontré le chef de l’État vendredi. Ce que je lui ai dit, c’est que le moment est peut-être venu, puisque l’hyperpuissance américaine est impactée, de modifier en profondeur les règles financières, les règles de gouvernance car il est bien évident qu’il n’est plus possible de continuer à voir des petits génies mettre leur talent au service d’outils financiers qui n’ont rien à voir avec l’économie réelle.
BFM - 26 septembre 2008
Bernard VAN CRAEYNEST : Malheureusement je ne pense pas qu'il faille attendre grand-chose d'une telle réunion, puisqu'on sait bien comment ça se passe dans ce genre de circonstance. On l'a vu au mois d'août avec monsieur FILLON qui juste après le week end du 15 août faisait une réunion autour des problèmes économiques. Je crois que c'est plutôt de la communication et une gestion de l'opinion. Le problème de fond, l'emploi, il existe lorsqu'on est en croissance économique, lorsque l'activité est soutenue. Nous sommes face à une crise qui est très sérieuse et qui a démarré comme une crise financière mais qui se propage petit à petit à l'économie réelle et avec des répercussions sur l'emploi. Et je crains que malheureusement ces mauvais chiffres qui vont être annoncés en début de semaine prochaine concernant le mois d'août, soient suivis d'autres mauvais chiffres dans les mois qui vont suivre.
BFM - le 4 septembre 2008
FABRICE LUNDY : Président de la CFE CGC. Mobilisation d'ampleur dans tout le pays, ça peut aller jusqu'à la grève ?
BERNARD VAN CRAEYNEST : Ça n'est pas ce que souhaite la CFE CGC, mais nous considérons qu'il est important, dans un contexte de globalisation de l'économie, de nous associer à cette journée mondiale pour un travail décent, car nous voyons bien que, à l'échelle de la planète, les salariés, les travailleurs, sont en concurrence sans pas mal de secteurs d'act
BFM - le 29 aôut 2008

Hedwige CHEVRILLON : Vous êtes le président de la CFE-CGC. Vous vous ne sentiez pas un petit peu isolé, là, sur cette université d'été du MEDEF ?
Bernard Van CRAEYNEST : Non, pas du tout, c'est toujours très intéressant de rencontrer ceux qui sont nos interlocuteurs naturels, et de pouvoir dialoguer, échanger pour évoquer nos contraintes et nos problèmes respectifs, pour essayer de trouver des solutions, c'est bien ça le dialogue social.
Hedwige CHEVRILLON : C'est ça, le dialogue social, mais est-ce que ça veut dire qu'il n'y a plus de dialogue social avec Jean-Claude MAILLY, le leader de FO, Bernard THIBAULT de la CGT, ou François CHEREQUE de la CFDT, qui étaient venus l'année dernière ?
Bernard Van CRAEYNEST : Eh bien, j'espère qu'il y aura encore du dialogue social, il ne m'appartient pas de me prononcer à leur place sur les raisons pour lesquelles ils n'ont pas participé à cette université. En ce qui me concerne, lorsque je suis invité, et si mon calendrier le permet, j'ai l'habitude de répondre positivement, parce que je trouve que le débat est toujours très constructif.
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RMC - le 24 juillet 2008
le verrou des 35h saute, le Parlement a adopté la réforme du temps de travail...
BERNARD VAN CRAEYNEST, PRESIDENT CFE-CGC : Dans toutes les entreprises dans lesquelles il n'y a pas de possibilité de négociation collective, c'est quand même la réalité dans des centaines de milliers d'entreprises, ils risquent de se retrouver face à leur employeur qui va leur proposer l'application de la loi, et cela va renforcer dichotomie entre les grands groupes et les centaines de milliers de petites et moyennes entreprises, sous-traitants et fournisseurs des grands groupes, qui leur mettent la pression pour qu'ils diminuent le prix de leurs prestations. La seule variable d'ajustement, ça reste les salariés, que faut-il faire pour que l'entreprise reste compétitive, il faut travailler toujours plus, y compris au détriment de sa santé et de sa vie familiale.
I télé - le 23 juillet 2008
Manifestation pour dénoncer la réforme du temps de travail
Benrnad van Craeynest : Il est impératif de maintenir ce plafond légal à 218 jours. En effet, les salariés en forfait jour, qui sont déjà plus d'un million aujourd'hui dans notre pays, travaillent largement plus de 2.000 heures par an. Les 35h, c'est 1.607 heures. On voit bien que le gouvernement est dans une posture idéologique, il répond à la posture des 35h de madame AUBRY, en 98-2000, par un retour de balancier en le poussant très loin en sens inverse, pour davantage intensifier le travail de salariés qui, encore une fois, sont les moteurs de notre économie.
Europe 1 - le 23 juillet 2008
Bernard van Craeynest : ...nous touchons-là à une population, celle des salariés en forfait/ jour, majoritairement des ingénieurs et cadres, mais aussi, je le rappelle, tout salarié dont on ne peut prédéterminer l'horaire de travail, qui dispose d'une large autonomie, vous trouvez dans ces catégories les technico-commerciaux, les agents de maintenance, par exemple, et ces salariés en forfait/ jour, depuis que celui-ci existe, c'est-à-dire depuis janvier 2000, nous avons quand même 8 ans d'expérience, ce qui démontre que ce plafond de 218 jours permettait de disposer de journées de réduction du temps de travail, qui équilibraient le fait que ces salariés, par définition, ne comptent pas leur temps, ne ménagent pas leur peine, et travaillent naturellement largement plus de 35 heures, ils font en moyenne 60 heures par semaine.
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LCI - le 8 juillet 2008
Bernard van Craeynest : Tous les salariés qui sont dans les très petites, petites et moyennes entreprises, qui n'ont pas la possibilité d'avoir des représentants du personnel, des syndicats pour les défendre, auront bien des difficultés pour faire en sorte, si leur chef d'entreprise le leur demande, d'avoir un contrat qui soit d'une durée inférieure à 235 jours.(../..)
France 3 Corse - le 5 juillet 2008
Bernard van Craeynest : La spécificité îlienne de la Corse nous conduit à aborder les questions qui prennent une acuité particulière dans cette période de difficultés économiques. Nous voyons qu'on diminue la dépense publique partout avec une vision comptable et nous voulons nous rendre compte très concrètement de ce qu'il est nécessaire de garder à minima pour faire en sorte d'assurer la continuité du service public, la continuité territoriale, le fait que les hôpitaux puissent continuer à fonctionner.
LCI - le 2 juillet 2008

A propos de la réforme du marché du travail
Bernard van Craeynest : Je rappelle que la CFE-CGC n'était pas demandeur des 35 heures. Nous avons dû subir des mois et des années de négociations pour nous adapter à ce dispositif qui a créé une France à plusieurs vitesses, avec des salariés qui en bénéficient pleinement, d'autres qui n'en bénéficient pas du tout, et d'autres qui se les sont payées, avec modération ou blocages salariaux. Ce que j'observe c'est que depuis 2003 nous avons des vagues successives qui viennent écrêter ce phénomène 35 heures, assouplissement en 2003, assouplissement en 2005, assouplissement en 2007 avec les heures supplémentaires défiscalisées, exonérées de charges, là je crois que c'est le tsunami qui balaye ce qui restait de ce dispositif. Ce n'est pas scandaleux en soi, ce qui nous pose problème c'est qu'il appartient à l'Etat d'être garant d'un certain nombre de normes et de cadrer un dispositif pour faire en sorte qu'il ne dérive pas et qu'on préserve en particulier la santé des salariés. Ce que nous dénonçons à la CFE-CGC c'est en particulier les dispositions relatives au forfait en jours, qui jusqu'à présent était plafonné à 218 jours par an, sachant qu'on a déjà, avec cette instauration du forfait en jours, deuxième loi AUBRY de janvier 2000, fait sauter le plafond journalier et hebdomadaire de durée maximale du travail, 10 heures par jour, 48 heures hebdos, là on est en train d'aller vers 235, on nous parle de 250 jours, pourquoi pas 365.(../..)
BFM - le 17 juin 2008

JOURNALISTE :
le projet d'aide aux transports aux salariés entre les mains des partenaires sociaux.
SOPHIE TUSSEAU-MICHEL : François FILLON leur a écrit pour leur demander leurs propositions sur le sujet, cette aide a été annoncée par le Premier ministre la semaine dernière pour permettre aux automobilistes de faire face à la flambée des prix du carburant. Des prix qui ont d'ailleurs atteint un nouveau record la semaine dernière en France. Dans ce contexte le gouvernement veut aller vite, il demande aux partenaires sociaux de se prononcer avant le 15 septembre. La réaction de Bernard Van CRAEYNEST, le président de la CFE-CGC.
BERNARD VAN CRAEYNEST : Il nous appartient avec le patronat de faire en sorte que nous puissions dans les tous prochains jours nous réunir de manière à examiner les propositions que nous pourrons faire au gouvernement à la date requise. Le Premier ministre souligne dans son courrier l'échec du chèque transport qui avait été imaginé par monsieur de VILLEPIN il y a un peu plus de deux ans. Je crois que ça fait plus de 2 ans que nous tournons autour du pot et que nous n'avons pas répondu concrètement à ce problème des coûts de transport pour les salariés, c'est une situation d'urgence et il me paraît indispensable que nous soyons en capacité de trouver les conditions pour répondre rapidement à cette situation qui devient effectivement extrêmement urgente et préoccupante.
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Manifestation du 17 juin - BFM - le 2 juin 2008

Hedwige CHEVRILLON : Vous, vous êtes président de la CFE-CGC. Alors, vous n'avez pas signé cette fameuse position commune. Est-ce que vous allez appeler à manifester aussi le 17 juin et, d'abord, comment est-ce que vous analysez cette offensive du ministre du Travail, Xavier BERTRAND, en quelque sorte, de revenir sur cette position commune ?
Bernard Van CRAEYNEST : Je l'analyse comme un moyen de régler un certain nombre de problèmes internes à la majorité. C'est, tant vis-à-vis de la formation politique que des groupes parlementaires, un moyen de mettre tout le monde d'accord en disant « Eh bien, vous voyez, on veut tellement revaloriser le travail, tellement libéraliser tout cela, eh bien au moins, voilà un point de consensus sur lequel on va pouvoir se retrouver ». Maintenant, pour l'autre partie de votre question, sur la position commune, pourquoi la CFE-CGC ne l'a-t-elle pas signée ? Pour une raison majeure qui est que on nous explique qu'on veut chambouler les règles de la représentativité et, en particulier, asseoir la légitimité des acteurs sur l'élection. (...)
L'invité de l'économie - LCI - le 29 mai 2008

ERIC REVEL : Les 35 heures vidées donc de leur substance, Xavier BERTRAND, le ministre du Travail à la manoeuvre. La CFDT et la CGT qui font front commun, qui s'agitent, on s'attendait Bernard VAN CRAEYNEST, à une réaction forte des syndicats. On la connaît. Est-ce que vous allez vous associer à cette mobilisation de la CFDT et de la CGT ? A cette protestation ou pas ?
BERNARD VAN CRAEYNEST : Déjà, il faut savoir de quoi nous parlons. Ce soir, il y avait effectivementune réunion intersyndicale qui était programmée, pour parler de la suite du mouvement du 22 mai sur les retraites. Nous avons un problème pour l'instant, pas de nouvelle du gouvernement sur les suites qu'il compte donner. Oh si ! On connaît une petite partie, il nous renvoie au projet de loi de financement de Sécurité sociale 2009, dans lequel, il y aurait un certain nombre disposition traduite pour la suite concernant les retraites. Donc ce soir, nos collègues se réunissent pour parler de cela, je conçois que nous ayons deux autres organisations qui soient un peu gênées de la tournure prise par le dossier...