Interventions médias
Les interventions notables des représentants CFE-CGC dans les médias...
RTL SOIR - Le 06 mai 2008
Vincent PARIZOT : Actualité sociale chargée, je vous le disais, avec les réformes de l'ASSURANCE CHÔMAGE, le dossier des retraites et celui des seniors. On va en parler tout de suite. Bonsoir Bernard VAN CRAEYNEST.
Bernard VAN CRAEYNEST, président de la CFE-CGC (CONFÉDÉRATION FRANÇAISE DE L'ENCADREMENT-CONFÉDÉRATION GÉNÉRALE DES CADRES) : Bonsoir.
Vincent PARIZOT : Secrétaire général de la CFE-CGC. On a entendu...
Bernard VAN CRAEYNEST : Président...
Vincent PARIZOT : J'ai dit secrétaire général et vous êtes président effectivement. On a entendu tout à l'heure le chef de l'État annoncer un certain nombre de mesures concernant l'emploi des seniors. Des mesures ou des pistes, hein, puisque rien n'est encore gravé dans le marbre. Mais il parle de taxer les préretraites, de supprimer les mises à la retraite d'office et d'inciter les entreprises à garder les seniors en sanctionnant éventuellement celles qui les inciteraient à partir plus tard. Est-ce que ce sont, pour vous, de bonnes pistes ?
La réforme des retraites - I Télé - 3 mai 2008

AYMERIC CARON : Bernard Van CRAEYNEST, président de la CFE-CGC, nous a rejoints pour faire le point sur une semaine chargée pour les syndicats. Le rendez-vous du premier mai, évidemment, mais aussi les négociations en cours avec le gouvernement sur la réforme des retraites. Bernard Van CRAEYNEST, bonjour.
BERNARD VAN CRAEYNEST, PRESIDENT DE LA CFE-CGC : Bonjour.
AYMERIC CARON : Merci d'être avec nous. La CFE-CGC qui sera associée aux autres syndicats, le 22 mai, pour une grande journée d'action pour la défense de la retraite solidaire. On a le sentiment que la CFE-CGC se rapproche des autres syndicats tandis que certains d'entre eux, on va dire, deviennent plus conciliants, peut-être, négocient plus facilement qu'avant. La CFE-CGC donne le sentiment de durcir un peu le ton. C'est pourquoi ? C'est par souci de ne pas être marginalisé ?
BERNARD VAN CRAEYNEST : Non, non, non...
AYMERIC CARON : Ou c'est par conviction profonde, tout simplement ? BERNARD VAN CRAEYNEST : Absolument. Sur le sujet des retraites, nous ne voulons absolument pas que ce rendez-vous 2008 soit escamoté. Ce qu'il avait plutôt tendance à être quand on regarde lesdeux séquences de concertation que nous avons eues fin mars et la semaine dernière, lundi dernier. Je crois que c'est un sujet majeur parce que on a bien vu, en 93, la réforme BALLADUR, le passage, notamment, des 10 aux 25 meilleures années prises en compte pour le calcul de la retraite, cela a eu des conséquences majeures sur l'évolution des pensions des retraités. Et, de la même manière, aujourd'hui, le gouvernement nous dit « Il y a trois leviers sur lesquels on peut agir, soit augmenter les cotisations - on ne veut pas alourdir les charges - soit augmenter la durée de cotisations, soit diminuer les pensions ». Ce qu'il ne dit pas, c'est que les pensions diminuent naturellement depuis 93. Ceci ayant été renforcé en 2001 avec le système qui consiste à revaloriser les pensions non plus sur les salaires mais sur les prix. Aujourd'hui, ce que nous souhaitons, c'est que nous ayons un débat clair et transparent qui nous permette, puisque le gouvernement nous dit lui-même qu'il veut que l'on se projette à horizon 2020, voire 2050, comment on va faire pour faire en sorte de ne pas diminuer les retraites sachant que, dans le même temps, il explique qu'il veut revaloriser les petites retraites et, notamment, le minimum vieillesse de 25 % (...)
Les comptes de l’UIMM
Le 22/10/2007 par BFM
Nicolas Doze : (...) L'histoire des amendements glissés par l'UIMM à l'Assemblée nationale, vous n'en aviez jamais entendu parler non plus ?
eN SAVOIR PLUS
Bernard van Craeynest : Je suis bien persuadé que l'UIMM a rempli son rôle comme d'autres groupes de pression vis à vis des parlementaires...
ND : Mais qu'ils aient payé des élus pour les faire passer, ce serait peut-être aller un peu loin, un peu vite en besogne.
BVC : Effectivement, je ne me permettrai pas de porter ce style d'accusation dans la mesure où nous n'en avons absolument aucune preuve. Mais comme cela a été dit, la justice est là et les enquêteurs pour faire toute la lumière sur cette affaire. J'espère simplement qu'ils la feront un peu plus vite que sur d'autres. Je citerai l'histoire de la CCAS d'EDF-GDF, de la CRI, une caisse de retraite interentreprises où les dossiers sont en instance depuis six, sept, huit ans.
ND : C'est incroyable. La CCAS, 450 millions d'euros de budget, 3 500 permanents. C'est un dossier en souffrance depuis 2001.
BVC : Je crois encore une fois que nous ne nous rendons pas compte dans ce pays de l'importance à avoir des corps intermédiaires qui soient puissants, responsables comme le disait Yvon Gattaz, représentatifs, efficaces dans la vie économique et sociale de notre pays car cela conditionne la performance de l'économie, la performance des entreprises, donc l'emploi, le niveau de rémunération, le niveau de protection sociale. Et j'espère que nous allons sortir de cette autodestruction dans laquelle nous nous complaisons en France depuis trop d'années pour faire en sorte que le plus grand nombre de salariés s'intéressent à ce qui est essentiel dans leur vie, c'est-à-dire la vie professionnelle, qu'ils s'y impliquent parce que c'est ce qui va être déterminant pour faire en sorte qu'ils aient des conditions de vie, des conditions professionnelles qui soient un peu plus positives, plutôt que de laisser cela entre les mains d'un nombre un peu trop limité de spécialistes.
(...) BVC : Ce que je veux souligner c'est que ce qui va nous permettre d'avoir des syndicats forts et représentatifs, c'est aussi le fait que les patrons arrêtent d'avoir peur des syndicats, reconnaissent le fait syndical, car je vous rappelle que nous avons plus de 10 000 élus ou délégués syndicaux qui chaque année sont licenciés, c'est-à-dire après avoir franchi tous les obstacles. On dit souvent que les délégués sont protégés. En fait, ils font l'objet d'une procédure particulière qui peut aller jusque devant le ministère du Travail, le ministre du Travail ou son représentant. Mais au bout du compte, c'est plus de 10 000 représentants du personnel qui sont licenciés. Et on voit bien que tant qu'on n'aura pas trouvé les moyens de comprendre que bien sûr qu'il faut du dialogue direct à la base, mais que devant la complexification de l'économie, des relations sociales, nous avons tout intérêt à être en capacité de discuter des problèmes d'hygiène, sécurité, conditions de travail, de discuter des problèmes économiques, des problèmes de restructuration de l'entreprise, mais cela en bonne intelligence.
Yvon Gattaz : Mais ça n'existerait pas s'il n'y avait pas des syndicats politisés.
BVC : Là-dessus, je suis tranquille, ce n'est pas le cas de la CFE-CGC.
ND : Effectivement la CFE-CGC n'est pas concernée, mais il y a beaucoup de syndicats aujourd'hui qui sont surtout des caisses de résonance des râles de la fonction publique plus que des forces de propositions.

Financement des syndicats
Le 16/10/2007 par France Info
Renaud Binodi-Roger : Laurence Parisot a demandé ce matin la transparence financière après le retrait de Denis Gautier-Sauvagnac de son poste de négociateur du MEDEF. La patronne des patrons veut modifier les statuts de son organisation pour obliger les fédérations et les associations membres, à certifier leurs comptes. En effet désormais on ne parle plus de vingt millions d'euros de retraits d'argent en liquide sur les comptes de l'UIMM, l'Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie, mais d'un trésor de guerre de centaines de millions d'euros.
Cécile Aspe : D'après le journal Les Echos, l'UIMM disposerait de plusieurs fonds de réserve dont une caisse de solidarité anti grève créée en 1968, dont le portefeuille serait évaluer à 160 millions d'euros et c'est ce que nous a confirmé Alain Vivier, spécialiste du patronat et des syndicats, directeur de l'Institut supérieur du travail. Ecoutez Bernard van Craeynest, le leader de la CFE-CGC qui tient exactement le même discours.
Bernard van Craeynest : Le terme de fluidification est extrêmement impropre et mal choisi dans la mesure où ça laisse supposer qu'il y a des petits arrangements entre amis, alors que ça n'est absolument pas le cas et on voit bien au fil des jours et au fil des révélations que c'est un problème de financement patronal. Ca fait bientôt deux ans que je suis à la tête de la Confédération et j'étais auparavant justement responsable de la Fédération de la Métallurgie CFE-CGC ; j'en ai été le président, je dois dire qu'au fur et à mesure que cette affaire prenait de l'ampleur je finissais par douter et m'interroger en me disant : "est-ce qu'il n'y a pas quelque chose qui m'a échappé". Je peux confirmer que bien évidemment nous n'avons absolument rien perçu. Donc en ce qui nous concerne, on ne fait pas circuler de liquide, et je ne comprends pas comment en 2007, on peut encore imaginer voir circuler de telles sommes d'argent en liquide.

A propos de l’affaire Denis Gautier-Sauvagnac
Le 16/10/2007 par BFM
Bernard van Craeynest : Ce que je peux vous certifier, puisque je suis à la tête de la CFE-CGC depuis bientôt 2 ans, je connais monsieur Gautier-Sauvagnac depuis 12 ans, et je peux affirmer qu'à aucun moment il n'a été question de financement.
Journaliste : Tout de même, quand Daniel Dewavrin, qui était l'ancien patron de l'UIMM, explique hier que tous ces versements avaient pour but de fluidifier les relations sociales.
BVC : Puisque ces hauts dirigeants, ou anciens dirigeants du patronat lancent comme ça des allégations, des pistes, pourquoi ne disent-ils pas clairement à qui, où, quand, comment cela a-t-il pu exister et fonctionner.
Le financement des syndicats
Le 10/10/2007 par BFM
Nicolas Doze : Le financement des syndicats, on en parle et d'ailleurs on en parle beaucoup dans la mesure où il va être question de la réforme de la représentativité des syndicats qui devrait, si tout va bien, être engagée et bouclée avant les élections prud'homales de décembre 2008. Vous avez recueilli sur cette question, Marjorie, les propos de Bernard van Craeynest de la CGC.
Marjorie Paillon : Oui et le président de la CFE-CGC est plutôt critique. Il ne supporte pas que la crédibilité et la bonne foi des syndicats de salariés et des confédérations soit mise en doute. Pour lui, la question du financement est indissociable de celle de leur représentativité.
Bernard van Craeynest : Si nous remontions sensiblement le taux de syndicalisation, cela ferait inévitablement des recettes supplémentaires et cela renforcerait l'indépendance des organisations syndicales qui vivent aujourd'hui de trois ressources : les cotisations d'une part pour aller au niveau d'une confédération, un tiers grosso modo ; les subventions allouées par le ministère notamment du travail pour la formation syndicale la formation de nos conseillers prud'homaux et par ailleurs, ce qui est issu des recettes à la fois publicitaires, du paritarisme compte tenu de tout ce que nous avons à faire comme mission au titre de ce paritarisme pour la gestion de l'assurance chômage, des retraites complémentaires. Simplement le problème des organisations syndicales est qu'elles n'ont pas obligation de publier leurs comptes alors que, en ce qui nous concerne, nous avons évidemment des organes de contrôle interne. Nous faisons expertiser nos comptes et si demain la loi nous obligeait à les faire approuver par un commissaire aux comptes, nous le pourrions sans aucune difficulté.
MP : L'affaire Denis Gautier-Sauvagnac a jeté l'opprobre sur le financement des syndicats. La brigade financière le suspecte d'avoir retiré 5,6 à 12 millions d'euros en espèces. Finalement dans ce scandale, ce sont les syndicats de salariés et l'opacité de leur financement qui est mis en cause. Comment réagissez-vous à cette affaire ?
BVC : Je suis comme je pense la plupart abasourdi de constater qu'en 2007, on parle de telles sommes qui circuleraient en liquide mais je trouve particulièrement scandaleux et sans doute pas anodin que, comme par hasard très rapidement, on ait jeté le discrédit sur les organisations syndicales de salariés, sans même connaître les conclusions de l'enquête dont je souhaiterais d'ailleurs qu'elle soit assez rapide. J'aimerais aussi que monsieur Gautier-Sauvagnac, qui apparemment a un petit peu de mal à dire où ces sommes sont allées, je pense qu'il pourrait dire où elles ne sont pas allées. Et comme je sais qu'elles ne sont pas allées à la CFE-CGC, j'aimerais l'entendre sur ce sujet.
ND : Effectivement l'affaire Denis Gautier-Sauvagnac est là pour accélérer ce débat sur le financement syndical.

A propos des partenaires sociaux qui sont appelés à négocier au pas de charge
Le 21/09/2007 par France Inter
Journaliste : Le sentiment est le même chez les cadres de la CGC, mais pour Bernard van Craeynest, leur président, cette stratégie, malheureusement est vouée à l'échec.
Bernard van Craeynest : En technique de management ça s'appelle le management par le stress, j'espère que ça n'ira pas jusqu'au harcèlement. Je suis persuadé qu'on aura du mal à tenir ce rythme très longtemps, mais ce qui me rassure d'une certaine façon c'est que je constate que tout le monde est logé à la même enseigne, y compris côté gouvernemental, y compris au sein des cabinets ministériels, et je suis persuadé que l'administration, malgré sa bonne volonté, aura du mal à suivre.
Rencontre avec Nicolas Sarkozy à propos de cette réforme des régimes spéciaux
Le 18/09/2007 par I Télévision
Thomas JOUBERT : Bernard VAN CRAEYNEST, président de la CFE-CGC, le syndicat des cadres. Vous avez rencontré Nicolas SARKOZY à propos de cette réforme des régimes spéciaux. Il vous a mis dans quel état d'esprit alors le président ?
Bernard VAN CRAEYNEST : Dans un état d'esprit d'ouverture et de discussions. Je pense qu'il va lancer cet après-midi que de toute façon, il renverra les modalités de l'évolution des régimes, puisque je crois que tout le monde est à peu près conscient de la nécessité de faire que tous les salariés de ce pays soient traités à la même enseigne. C'est-à-dire à l'heure où on demande à ceux du privé qui ont des fonctions publiques de travailler 40, probablement 41 ou 42 annuités demain ou après-demain, pour bénéficier d'une retraite à taux plein. Il est bien évident que les salariés des régimes spéciaux, doivent aussi penser à travailler un peu plus. Mais il m'a dit qu'il renverrait la négociation entreprise par entreprise, que ce soit chez EDF GDF, SNCF, RATP, LA POSTE, etc. pour tenir compte de toutes les spécificités des métiers exercés et de l'histoire également de ces différentes entreprises.
Nathalie IANNETTA : THIBAULT, MAILLY, CHEREQUE ne seront pas cet après-midi au Sénat pour écouter Nicolas SARKOZY, vous y serez pourquoi ?
Bernard VAN CRAEYNEST : Tout simplement parce que je pense que la politique de la chaise vide n'apporte pas grand chose. Je considère qu'il vaut mieux écouter ses interlocuteurs, c'est une façon de leur répondre. J'ai, hier, au chef de l'Etat que sur l'allongement de la durée de carrière, tout le monde pouvait être d'accord mais qu'il n'aurait certainement pas la même majorité dans l'opinion, lorsque l'on va discuter de qui paie quoi ? Parce que si c'est pour adosser, les régimes spéciaux au régime général et faire supporter aux salariés du privé, une partie de l'ardoise qui est aujourd'hui supportée par le budget de l'Etat. Je pense que les mêmes salariés du privé, ils regarderont à deux fois, sur cette réforme des régimes spéciaux.

Nicolas Sarkozy dévoile demain sa stratégique sociale.
Le 17/09/2007 par France Info
Ariane BOUISSOU : Nicolas SARKOZY dévoile demain sa stratégique sociale. Le président de la République est particulièrement attendu sur l'épineux dossier des régimes spéciaux de retraites, dont bénéficient 500 000 salariés de la SNCF, de la RATP, d'EDF GDF. Pour faire comprendre sa détermination, le président de la République a reçu, ce week-end, les leaders des trois principales confédérations CFDT, Force Ouvrière et CGT qui l'ont mise en garde contre tout passage en force. C'était au tour aujourd'hui de ceux de la CFTC et de la CFE-CGC, Bernard VAN CRAEYNEST est le secrétaire général de la Confédération des cadres. Selon lui, les régimes spéciaux de retraites ne seront pas le seul thème abordé demain par Nicolas SARKOZY.
Bernard van CRAEYNEST : Il veut fixer des principes, des objectifs également certainement des délais, mais il a bien conscience de la nécessité de laisser la place au dialogue. Je pense que ça va être véritablement un discours très large sur l'ensemble de la politique sociale de ce pays et on a ré-évoqué les sujets de fusions ANPE-UNEDIC. On a parlé également d'une évolution quant aux règles de fixation du SMIC. C'est probablement confié à une commission indépendante, le rôle de fixer les modalités de sa revalorisation annuelle, chaque 1er juillet.

Demain au Sénat Nicolas Sarkozy défendra sa stratégie sociale.
Le 17/09/2007 par Europe 1
Guillaume DURAND : C'est demain au Sénat que Nicolas SARKOZY défendra sa stratégie sociale.
Helene ZELANY : Il devrait notamment donner des détails sur la réforme des régimes spéciaux de retraite mais aussi sur une nouvelle réduction du temps de travail, sur le rapprochement UNEDIC ANPE et la représentativité syndicale. Le chef de l'Etat a reçu plusieurs syndicalistes à la Lanterne ce week-end et deux autres aujourd'hui à l'Elysée.
GD : Et justement vous y étiez Bernard VAN CRAEYNEST pour la CFE-CGC. Vous l'avez trouvé comment le président ?
Bernard van CRAEYNEST : Je l'ai trouvé comme d'habitude très allant. Sa démarche visait à dévoiler les grandes lignes du discours qu'il doit effectivement prononcer demain.
GD : Ce qui a été le cas ?
BVC : Absolument. Alors effectivement il parlera des régimes spéciaux mais j'ai plutôt noté qu'il souhaitait déminer le terrain qui avait été passablement mis à mal par son Premier ministre.
GD : Il vous l'a dit clairement ? Il vous a dit, "FILLON m'a mis dans une situation impossible, il faut que je fasse le travail dans l'autre sens" ?
BVC : Non il ne m'a jamais dit cela, bien évidemment mais les propos apaisants qu'il a tenus pour souligner qu'il avait une ferme volonté de faire en sorte que les salariés des régimes spéciaux soient traités de la même manière que ceux des fonctions publiques qui, eux-mêmes, sont alignés sur le privé en terme de durée d'activité pour bénéficier d'une retraite à taux plein, ça devait s'accompagner de la nécessaire négociation entreprise par entreprise, et on pense bien sûr, en particulier, à LA POSTE, la SNCF, la RATP, EDF GDF, pour faire en sorte qu'on tienne compte des métiers particuliers et des systèmes existants pour les adapter à la nouvelle donne.
GD : Alors deux questions précises pour terminer. D'abord quelle est d'après vous la teneur essentielle de ce qu'il va dire ? Et deuxièmement est-ce que vous avez le sentiment qu'à partir de demain soir, il aura réussi à déminer toute forme de protestation sociale par la concertation ?
BVC : Je ne suis pas du tout certain qu'il réussisse à déminer tous les terrains parce que je pense qu'il va parler demain, aussi, des problèmes de protection sociale en général, pas seulement que des retraites mais aussi de l'assurance maladie, de l'assurance chômage. Et vous savez que compte tenu du vieillissement de la population, nous avons un vrai problème de financement. Je sens venir depuis quelques semaines, une profonde réflexion du côté de l'Etat sur l'architecture du financement de la protection, sociale. Et ça ce sont de vrais sujets sur lesquels, il faut que nous puissions être associés parce que la Sécurité sociale mise en place en 1945 risque peut-être de connaître des évolutions vers un modèle anglo saxon où on ferait une plus grande place à l'assurance personnelle, individuelle, et ça je pense que c'est un vrai débat de société qui mérite d'être préparé.

La réforme des régimes spéciaux est prête.
Le 10/09/2007 par RTL
Anne LE HENAFF : «La réforme des régimes spéciaux est prête, elle n'attend plus que le feu vert du président de la République, pour laisser place à la négociation» : c'est François FILLON qui l'a dit hier sur Canal+. (...) Sur ce sujet ultrasensible, la communication est un peu brouillonne, c'est ce que pense Danièle KARNIEWICZ, de la CGC, elle est aussi présidente de la Caisse nationale d'assurance vieillesse.
Danièle KARNIEWICZ : Je pense que depuis quelques jours, tout cela me parait un peu brouillon. Pour le moins, le débat sur les régimes spéciaux aurait besoin de plus de sérénité. Je pense que ça part un peu dans tous les sens et que, vraiment, ce n'est pas propice à un bon débat sur les régimes spéciaux et sur le rendez-vous 2008 pour l'ensemble des retraites.
Journaliste : Et quant à aligner les régimes spéciaux sur celui de la Fonction publique, sur le fond, vous en pensez quoi ?
DK : Si sur le fond c'est sur l'aspect annuité, vous savez que depuis la réforme 2003, en nombre d'annuités pour atteindre sa retraite, la Fonction publique est alignée sur le régime général, donc ça voudrait dire «pour tout le monde le même nombre d'annuités»...
Journaliste : Tout le monde, 40 ans en 2008.
DK : Tout le monde 40 ans, c'est peut-être ça que ça veut dire, mais je ne sais pas, et de toute façon, on ne peut pas le dire comme ça. Je crois vraiment qu'il faut aujourd'hui laisser la place aux partenaires sociaux, dans les entreprises, de chaque régime social, pour négocier. Ça me parait raisonnable de faire comme ça. L'inverse, c'est un petit peu de mettre de l'huile sur le feu, là où vraiment on n'en a pas besoin aujourd'hui.

Rapprochement Suez-GDF : la CFE-CGC regrette la précipitation qui a eu lieu et doute de la pertinence du projet industriel.
Le 01/09/2007 par France Culture
Jean-Marc CHARDON : Tout laisse penser que le dénouement dans le feuilleton SUEZ - GAZ DE FRANCE est proche. Leurs conseils d'administration respectifs sont convoqués pour demain soir. Il devrait intervenir en tout début de semaine en tout cas sauf retournement, c'est donc lundi que le groupe privé SUEZ et le groupe public GAZ DE FRANCE annonceront s'ils fusionnent ou pas. Une négociation au terme de laquelle la part de l'Etat dans la nouvelle entité sera de 34%. La CGT, majoritaire, a exprimé son opposition à toute privatisation de GAZ DE FRANCE. Pour FO, le projet pose en outre la question de l'avenir du service public de distribution. La CGC, par la voix de son président, Bernard van CRAEYNEST regrette la précipitation qui a eu lieu et doute de la pertinence du projet industriel.
Bernard van CRAEYNEST : Ce dossier qui défraie la chronique depuis dix-huit mois, on s'aperçoit que sous la contrainte de Bruxelles d'une part et des directions des deux groupes, on a bouclé ce dossier en quelques heures ou quelques jours, ce qui ne nous convient pas déjà parce qu'il avait été entendu que l'évolution devait se faire en concertation avec les partenaires sociaux ; donc nous sommes mis devant le fait accompli. Par ailleurs on a su lever les obstacles juridiques sur les problèmes de concurrence vis-à-vis de la Commission européenne ; on a su semble-t-il trouver des solutions capitalistiques et financières mais pour autant, on ne voit pas apparaître à cette heure le véritable projet industriel qui sous-tendrait ce rapprochement SUEZ-GDF. Et donc en l'état, nous ne pouvons qu'être non seulement surpris mais inquiets quant aux suites. Est-ce que tout cela prend bien en compte le fait de construire un véritable groupe énergétique souverain, indépendant, qui garantisse à notre pays et aux consommateurs la continuité de l'approvisionnement et des tarifs qui soient compétitifs.
L’emploi des seniors
Les grandes gueules - Le 21 avril 08
Alain MARSCHALL
On va revenir sur cette histoire de quotas avec, dans « Les GG », l’opinion, la réaction de Bernard Van CRAEYNEST, bonjour…
Bernard Van CRAEYNEST
Bonjour.
Alain MARSCHALL
Président de la CFE-CGC. C’est une piste qui serait à l’étude, dit l’excellent quotidien économique LA TRIBUNE, Bernard Van CRAEYNEST, vous en pensez quoi de cette idée de quotas pour les seniors ?
Bernard Van CRAEYNEST
Vous savez, les quotas, c’est toujours extrêmement dangereux parce que si on se met à catégoriser les salariés dans tous les sens, on ne va jamais s’en sortir. Par contre, ce que je crois, c’est qu’il faut certainement, pour changer totalement notre fusil d’épaule, puisque ça fait plus de vingt-cinq ans qu’on massacre les seniors et je dois dire que, effectivement, les syndicats y ont contribué dans la mesure où on a préféré, depuis vingt-cinq ans, se mettre d’accord avec les patrons pour plutôt faire partir en départs anticipés les plus âgés plutôt que d’être confrontés à des licenciements secs en cours de carrière, je crois qu’il faut changer totalement les états d’esprit. Il est de l’intérêt des entreprises, dans le cadre d’une bonne politique de gestion des ressources humaines, d’avoir une pyramide des âges équilibrée. Je pense qu’on peut avoir des mesures incitatives, notamment à l’heure où l’on parle beaucoup de la révision des politiques d’allègements de charges, il faut peut-être le cibler aussi un peu…
Alain MARSCHALL
Alors, un petit bonus…
Sophie de MENTHON
Mais il y en a, c’est compliqué, ce n’est pas possible…
Alain MARSCHALL
Attendez, attendez, laissez finir…
Bernard Van CRAEYNEST
Oui, si vous voulez bien me laisser finir… Je pense aussi qu’on pourrait, par contre, être plus coercitif vis-à-vis des entreprises qui, dans le cadre de leur politique de formation professionnelle, ne font pas ce qu’il faut pour faire en sorte de maintenir les compétences…
Sophie de MENTHON
Ça, c’est bien !
Bernard Van CRAEYNEST
… Ou d’en développer de nouvelles tout au long de la carrière…
Alain MARSCHALL
Donc, incitation et coercition. Alors, l’incitation, Bernard Van CRAEYNEST, ce serait quoi ? Par exemple, un bonus d’exonération des charges pour l’emploi des seniors ?
Bernard Van CRAEYNEST
Voilà.
Alain MARSCHALL
D’accord…
Sophie de MENTHON
Non, non.
Alain MARSCHALL
Attends, ça, c’est ce que propose, c’est l’idée de la CGC. La coercition…
Sophie de MENTHON
Ça, oui !
Alain MARSCHALL
… Ce serait quoi alors ?
Bernard Van CRAEYNEST
Faire en sorte que les entreprises soient pénalisées lorsqu’elles ne mènent pas…
Sophie de MENTHON
Ne forment pas assez, ça, je suis d’accord…
Bernard Van CRAEYNEST
… Une politique de formation professionnelle qui s’adresse à tous les âges, à toutes les catégories de salariés au sein de l’entreprise pour maintenir leur employabilité.
Alain MARSCHALL
Pas de quotas ? Mais pas de quotas ? Donc, ça veut dire que les partenaires sociaux peut-être, vous déjà, vous dites non à cette idée des quotas ?
Sophie de MENTHON
Je voudrais d’ailleurs…
Alain MARSCHALL
Attends, attends, je voudrais qu’il me réponde…
Bernard Van CRAEYNEST
Oui, oui, tout à fait, je dis non parce que…
Alain MARSCHALL
Vous le diriez à Xavier BERTRAND ?
Bernard Van CRAEYNEST
Absolument. Je pense que ce n’est pas la bonne formule, en particulier, j’entends le ministre du Travail nous parler beaucoup également du cumul emploi retraite, je pense qu’il y a, avant de parler du cumul emploi retraite, beaucoup à faire pour faire en sorte que les salariés puissent être maintenus dans l’emploi jusqu’à leur retraite. Donc…
Sophie de MENTHON
Toute petite question juste avant de vous laisser. J’aime beaucoup votre position, je pense qu’on a besoin en France de syndicats réformistes, j’ai vu – et c’est une vraie nouveauté – que vous fusionnez avec l’UNSA. Est-ce que vous arrivez…
Alain MARSCHALL
Ce n’est pas fait !
Bernard Van CRAEYNEST
Oh là, oh là !
Sophie de MENTHON
Ah bon, j’ai lu ça dans la presse !
Jacques MAILLOT
Mais non, mais non…
Bernard Van CRAEYNEST
Nous avons – non, mais c’est amusant comme on aime aller plus vite que la musique – nous avons entamé des rencontres et des discussions avec l’UNSA pour voir comment nous rapprocher…
Sophie de MENTHON
C’est une bonne idée parce que ça ferait un syndicat réformiste et je pense qu’on en a absolument besoin en France.
Bernard Van CRAEYNEST
Ecoutez…
Jacques MAILLOT
Ça va être très long… Il y a deux présidents, il ne faut qu’un seul président, ça va être très long…
Alain MARSCHALL
Vous continuez de réfléchir…
Bernard Van CRAEYNEST
Voilà, nous y travaillons fermement. Parce que l’objectif est bien effectivement de rassembler plutôt que de diviser, ça fait cent ans que les syndicats se divisent. Il faut rassembler, il faut bâtir une offre qui intéresse le plus grand nombre de salariés, il y a 92 % de part de marché à conquérir pour intéresser les salariés à l’action syndicale.
Sophie de MENTHON
Exactement. Et les chefs d’entreprise en ont besoin de ça !
Bernard Van CRAEYNEST
Absolument.
Alain MARSCHALL
Merci, Bernard Van CRAEYNEST. Merci. Réaction, donc première réaction à cette idée de quotas des seniors dans « Les GG », dans « Les grandes gueules ». Bonne journée. A bientôt. Merci. Au revoir, Bernard Van CRAEYNEST. 12:40:43 FIN>