Toi, le salarié…
Tu fais peut-être partie des 65 % de ceux qui ne votent pas aux élections prud’homales. Tu es probablement l’un des 92 % de salariés non-syndiqués.
Si c’est le cas, c’est que tu ne t’interroges par sur le devenir de ton entreprise ou sur celui de ton emploi. Pour toi, un accident de carrière professionnelle, un conflit avec l’employeur, ça n’arrive qu’aux autres, n’est-ce pas ?
Tu imagines sans doute n’avoir jamais affaire à la justice prud’homale, comme tu es certain d’échapper aux radars sur l’autoroute. Ou bien « tu verras bien, le moment venu » ; au pire tu te dis qu’il y aura bien un collègue pour te conseiller un bon avocat, pas trop cher.
De toutes les façons, il y a de grandes chances pour que, les prud’hommes, tu ne saches pas ce que c’est ! Il y a si peu d’informations à ce propos. À l’école, à l’université, on t’a appris un peu d’histoire, un peu d’économie… mais rien sur la vie de l’entreprise, alors !
Et dans ta vie si active, si stressante, tu as bien d’autres priorités : les résultats, la productivité réclamée par la hiérarchie, la pression de la direction. C’est vrai que tu n’as pas le temps de réfléchir à ta carrière, à tes conditions de travail, à tes droits sociaux… Dans ton bureau, ton atelier, tu as suffisamment de responsabilités à affronter tout seul. Oh ! tu as bien vu quelques affiches syndicales ça et là. On y devinait le mot « prud’hommes », de loin…
C’est tout seul, que tu comptes améliorer tes conditions de travail qui se dégradent ?
C’est tout seul que tu vas réussir à rééquilibrer ta vie professionnelle et ta vie familiale, ou à rattraper les inégalités entre les hommes et les femmes dans l’entreprise ?
C’est tout seul que tu vas consolider ta retraite par répartition que les tenants de la capitalisation, malgré la crise financière, veulent te rogner ?
C’est tout seul que tu vas empêcher ton employeur, peut-être un jour, de délocaliser ton entreprise ? Et tu penses avoir de quoi payer un avocat pour réagir à un licenciement sec ?
Oui, toi, le ou la salarié(e), réfléchis bien avant de jeter à la poubelle les professions de foi syndicale et les bulletins de vote. Aujourd’hui, tu as l’opportunité de rejoindre un groupe de salariés, comme toi, qui partagent les mêmes préoccupations. Tu as une chance de sécuriser ta vie professionnelle. Tu as la possibilité de rejoindre un réseau entièrement dédié à la défense des salariés comme toi. Tu peux renforcer la justice prud’homale et, le cas échéant, en bénéficier gratuitement…
Pour ne pas avoir à le regretter plus tard,
dès réception du matériel de vote par correspondance, sur l’Internet pour les Parisiens
ou le 3 décembre au bureau de vote…
…vote CFE-CGC !