Cela fait des années que l'on se torture les méninges pour trouver des solutions au financement de nos systèmes de protection sociale. Finalement, évolution démographique aidant, allongement de la durée de vie
oblige, on s'aperçoit qu'une seule constante permettrait de solutionner le problème du déséquilibre entre cotisations et prestations : c'est le plein emploi ! Il y aura toujours des actifs à qui il sera demandé
de financer la « charge » que représentent les inactifs, les malades, les dépendants...
Or le plein emploi, ce n'est pas seulement assurer du travail à ceux qui en demandent, c'est aussi conserver
dans l'emploi ceux qui en ont, jusqu'à l'âge de la retraite.
C'est simple. Mais pas en France. Nous sommes un pays où le taux d'emploi des seniors est inférieur à 40 % ! Un pays où pendant des années, les DRH de nos entreprises se sont ingéniées à pousser dehors, plus ou moins gentiment, leurs salariés dit âgés. Quel gâchis ! Avec ce numéro, la CFE-CGC fait la démonstration que les seniors sont une valeur ajoutée, tant pour l'entreprise que pour la société tout entière.
À quelque chose malheur est bon. La crise actuelle aura-t-elle le mérite de redonner toute leur place aux seniors dont on semble aujourd'hui redécouvrir l'importance ? La CFE-CGC milite dans ce sens...