Salaires et actualité sociale

Salaires

Et les salaires ? - Février 2008

Bernard van Craeynest.
À l'heure où les résultats 2007 des entreprises pleuvent en rafales, nous enregistrons un avis de tempête sur les négociations salariales qui se tiennent au même moment. Des secteurs ou entreprises qui n'avaient pas l'habitude de faire parler d'eux en termes de mouvements sociaux se manifestent. De la grande distribution à L'Oréal, la grogne monte : dix ans de disette, ça suffit !

De la modération salariale consécutive aux 35 heures à celle liée au renforcement de la compétitivité des entreprises, les salariés en ont marre que les dirigeants d'entreprises leur présentent toujours de bonnes raisons pour que ce soient systématiquement les mêmes qui se serrent la ceinture. D'autant que quelques patrons de grands groupes n'ont pas honte de dire «faites ce que je dis, pas ce que je fais». La progression de leurs rémunérations, décorrélée de leurs performances, donne un bien mauvais exemple.

Dans les petites et moyennes entreprises où la pression des donneurs d'ordre sur les prix, la concurrence et la fiscalité pèsent sur les marges, le chef d'entreprise, bien souvent, a des difficultés pour arbitrer dans la redistribution des richesses créées. Rémunération du capital investi, préparation de l'avenir, emploi, salaires constituent la quadrature du cercle.

Il n'en demeure pas moins qu'investir dans le capital humain est indispensable pour la performance de l'entreprise. Il serait temps que le gouvernement fixe le cap sur l'évolution des prélèvements obligatoires pour que ménages comme entreprises y voient clair sur le devenir de leurs ressources disponibles. J'invite aussi les patrons à desserrer le plus possible l'étau qui comprime les salaires pour montrer leur volonté de conduire une politique salariale lisible et équitable.

Les conflits, nombreux mais encore sporadiques, qui germent depuis quelques semaines, montrent que de l'impatience à la colère, voire à la révolte, il n'y a qu'un pas qui peut être vite franchi... Et que le patronat ne compte pas trop sur les organisations syndicales pour jouer un rôle de temporisation et de régulation... À force de nous affaiblir, il y a trop de secteurs d'activité où nous ne pourrons négocier !

Il est peut-être encore temps d'en prendre pleinement conscience et de reconnaître et valoriser le fait syndical pour dialoguer et négocier. D'ici peu, il sera trop tard et c'est à l'expression plus ou moins spontanée de la colère des salariés que les patrons seront confrontés.

À bon entendeur, salut !

Bernard van Craeynest - Edito Lettre confédérale n° 1194 du 22 février 2008

Esope - Décembre 2007

Votre salaire, c'est vital !.

L'enquête ESOPE 2007, qui porte sur les salaires 2006, analyse les réponses de 965 salariés (17 % de femmes et 83 % d'hommes), ingénieurs et cadres (75 %), techniciens et agents de maîtrise (11 %), représentant l'ensemble des secteurs d'activité sur le territoire national.
 
Travailler plus n'améliore pas le niveau de vie », c'est une des conclusions de l'enquête annuelle de la CFE-CGC sur les salaires du personnel d'encadrement qui, à 45 %, se déclare « mécontent » de sa rémunération.
 
Si la rémunération brute totale de l'encadrement a augmenté en 2006, près 4 salariés de l'encadrement sur 10 ont perdu du pouvoir d'achat en 2006.

L’épargne salariale et l’ISR

 
Pour la CFE-CGC, l'économique et le social ne sont pas indissociables et les intérêts de l'entreprise et des salariés ne sont pas forcément divergents.
L'épargne salariale socialement responsable (au service de l'ISR) en est l'exemple.
Pour la CFE-CGC, un comportement d'épargne salariale n'a de sens et de portée que si l'investissement auquel elle est dédiée est lui-même socialement responsable.
 
8.3 de millions salariés français ont accès à un dispositif d'épargne salariale ou sont couverts par un accord d'entreprise et l'épargne salariale représente quelques 77 milliards d'euros d'en-cours, un chiffre multiplié par 3 en dix ans !
Or, les salariés ne souhaitent pas que leur argent soit investi n'importe où et finance des projets dont l'éthique leur semble douteuse. De fait, quatre confédérations syndicales (CFE-CGC, CFDT, CGT et CFTC) ont créé le 29 janvier 2002, le Comité Intersyndical de l'Épargne Salariale pour aider les salariés, tant des grandes entreprises que des PME, à faire leur choix parmi les produits financiers au moyen d'un label. Des critères (interdiction d'utiliser le travail des enfants, respect des droits syndicaux, représentation salariale dans le conseil d'administration...) ont été définis et doivent être respectés pour qu'un fonds soit considéré comme « socialement responsable ».
Il ne s'agit que d'un label : les syndicats ne prétendent pas gérer directement l'épargne salariale mais ils peuvent la guider vers des placements éthiques et solidaires sécurisés et porteurs de sens (utilisation au service de l'emploi, du développement et de l'amélioration des pratiques sociales et environnementales des entreprises). 12 gammes de fonds d'épargne salariale ont été labellisées à ce jour. Pour en savoir plus : www.ci-es.fr
 

Votre impôt sur le revenu 2007

01/02/2008
Comment calculer votre impôt sur le revenu ? Ce qui change en 2007 ? Ou encore qu'est ce que le revenu fiscal ?
Retrouvez les réponses à ces questions dans notre dossier fiscal.

Conférence de rentrée sociale - Press Club - 20/09/2007

Pour la CFE-CGC, la relance de l’économie passe par une relance du pouvoir d’achat, qui s’apprécie notamment par le revenu disponible.

Repos compensateur : information du salarié et prise effective vont de pair ! 02/10/2007

Quand les heures supplémentaires sont au centre de l’actualité, c’est qu’elles évoquent la rémunération et le pouvoir d’achat. C’est oublier un peu vite une autre contrepartie aussi importante : le repos compensateur.

TEPA - 02/10/2007

Les conséquences de la loi en faveur du Travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (TEPA)…


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