Retraite progressive à 60 ans : comment ça marche ?
Depuis le 1er septembre 2025, il est possible d’accéder à la retraite progressive dès 60 ans. Ce dispositif permet de travailler à temps partiel en fin de carrière tout en liquidant une partie de sa retraite.
QUELLES SONT LES CONDITIONS ?
Pour pouvoir accéder à la retraite progressive, il faut justifier d’au moins 150 trimestres retraite validés. Par ailleurs, il faut l’accord de l’employeur s’agissant du passage à temps partiel. Dans le cadre d’une retraite progressive, l’employeur ne peut refuser le temps partiel que si cela est incompatible avec l'activité économique de l'entreprise (impact sur la continuité de l'activité ou du service ou difficultés de recrutement sur le poste concerné, notamment). L’employeur doit répondre à la demande de temps partiel par écrit dans les deux mois. Sans réponse dans ce délai, il sera réputé avoir accepté le temps partiel.
COMMENT PROCÉDER ?
Il est conseillé de faire sa demande cinq mois avant la date souhaitée de démarrage du dispositif. Cela peut se faire en ligne sur le compte individuel de l’assurance retraite (rubrique « Demander ma retraite progressive »). Il est au préalable possible de faire une simulation du dispositif sur ce compte. Cela donne une estimation des montants des revenus d’activité et de retraite qui seraient perçus durant la retraite progressive. La simulation indique aussi le montant de votre pension de retraite le jour où vous liquiderez définitivement (et à 100 %) cette dernière. Pour cela, il faut consulter la rubrique « Estimer le montant de ma retraite », « Personnaliser mon estimation » puis « Simuler ma retraite progressive ».
QUELS IMPACTS ?
Durant la retraite progressive, vous continuez à valider des trimestres. Le passage à temps partiel n’aura a priori pas d’impact sur le nombre de trimestres acquis chaque année (4 trimestres par an). En revanche, il peut y avoir un impact sur l’acquisition de points de retraite complémentaire. Pour neutraliser cela, vous pouvez négocier avec votre employeur un maintien des cotisations (employeur et salarié) de retraite complémentaire sur une base de salaire temps plein. Cela est d’ailleurs parfois prévu dans des accords d’entreprise.
Emérance Haushalter