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Publié le 23 - 04 - 2026

    Syndrome d'épuisement professionnel : comment l’identifier et mieux le prévenir ?

    Tous les salariés du secteur privé et les agents de la fonction publique peuvent un jour être confrontés au syndrome d'épuisement professionnel (SEP). La CFE-CGC met à jour son mémo, conçu pour vous aider à identifier ces situations, à en comprendre les mécanismes et à agir.

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    LE SYNDROME D'ÉPUISEMENT PROFESSIONNEL : C'EST QUOI ?

    Le syndrome d’épuisement professionnel (SEP), encore appelé burn-out, se traduit par un épuisement physique émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes pour l’individu.

    Troubles de la concentration, du sommeil, irritabilité, nervosité, fatigue importante, palpitations, dépersonnalisation et perte du sentiment d’accomplissement personnel sont les premiers signes de manifestation du syndrome d’épuisement professionnel.

    Parce que cela n'arrive pas qu'aux autres, ce mémo est réédité depuis 2017. Il se veut un outil utile, concret et accessible. Un outil pour alerter, pour comprendre, mais surtout pour agir.

    COMMENT PRÉVENIR LE BURN-OUT ?

    L’employeur a une obligation de santé et sécurité concernant la santé physique et mentale de ses salariés. À ce titre, il doit remplir une série d’obligations notamment :

    • Évaluer les risques professionnels
       
    • Mettre en place un plan de prévention
       
    • Veiller à ce que la charge de travail ne soit pas trop élevée
       
    • Respecter les temps de repos
       
    • Instaurer des objectifs atteignables
       
    • Garantir un dialogue professionnel de qualité
       
    • Assurer un soutien social solide
       
    • Mettre en place des actions de formation et d’information

    LES PROPOSITIONS DE LA CFE-CGC

    La CFE-CGC propose plusieurs actions pour prévenir le SEP : 

    • Faciliter la reconnaissance de l’origine professionnelle des pathologies psychiques en créant un tableau de maladies professionnelles dédié.
       
    • Intégrer la pénibilité psychosociale comme 11e facteur de risques de pénibilité.
       
    • Créer un droit d’alerte du salarié en cas de surcharge de travail.
       
    • Assortir l’obligation de négocier sur la qualité de vie et des conditions de travail d’une obligation de définir un plan d’action à défaut d’accord.
       
    • Définir la performance de l’entreprise en prenant en compte les indicateurs d’arrêt de travail, le turn-over...
       
    • Contraindre les entreprises à publier un indicateur sur leurs conditions de travail.
       
    • Prendre conscience du poids financier que les troubles psychiques liés au travail font peser sur la Sécurité sociale.

    En parallèle, des formations dédiées sont proposées par la CFE-CGC : qualité de vie au travail (QVT), syndrome d’épuisement professionnel (SEP), écoute des salariés en souffrance.